Blogue

Déjà 5 ans... On se souvient...

Chers amis, chères amies,


Dire qu'il y a déjà 5 ans, qui me paraissent comme l'espace d'un clignement de paupière, que 6 frères de confession musulmane, dans notre chère communauté au Québec, sont décédés à la suite de la fusillade à la grande Mosquée de Québec. C'est avec une pensée, une prière, et avec tout mon amour, que je vous salue, chers frères, Ibrahima Barry, Abdelkrim Hassane, Mamadou Tanou Barry, Aboubaker Thabti, Azzedine Soufiane, et Khaled Belkacemi, tous âgés entre 39 et 60 ans, lors du drame.

En parcourant la toile, je réalise à quel point ce drame aura touché tout le Québec. Nos confrères ont subi un traitement injuste et profondément cruel. Ils ont été discriminés sur la base de leur appartenance à leur religion : c’est sur la base de la haine (et de d’autres problèmes psychosociaux) que Alexandre Bissonnette, alors âgé de 27 ans et alors étudiant en sciences politiques à l’Université Laval, a agi.


C’est en profond questionnement que je me demande comment vont, aujourd’hui, l’ensemble des personnes qui ont été touchées de près et de loin par ce drame...


Crédits photos de gauche à droite: Google, Facebook, Google



La vie se poursuit, certes, mais elle ne sera plus jamais comme avant…


Ma pensée, ma prière et mon cœur vous accompagnent dans la perte irremplaçable chers frères et sœurs de la communauté musulmane… Vous avez perdu un mari, un ami, un professeur, un épicier, un père, un frère…


La vie se poursuit, certes, mais elle ne sera plus jamais comme avant…


Ma prière et mon cœur vous accompagnent aussi les proches d’Alexandre Bissonnette qui ont sûrement eu le plus grand chagrin de toute leur vie le 29 janvier 2017....


La vie se poursuit, certes, mais elle ne sera plus jamais comme avant…


Ma pensée, ma prière et mon cœur accompagne chaque citoyen qui, depuis le 29 janvier 2017, a vécu un changement dans sa manière de voir le monde. Cette tragédie a pu engendrer un sentiment de peur pour notre sécurité dans les endroits publics, un accroissement de la méfiance interpersonnelle dans des contextes qui seraient hors de danger, et une hausse de la haine inter-groupes…



Mais comment de telles tragédies sont-elles possibles? En effet, nous sommes tous égaux en dignité et en humanité... Le respect de la Vie que l'autre porte devrait m'être cher. Et ce que mon frère vit, pense et fait a un impact direct et significatif dans ma vie. Chaque perte affecte donc tous les autres membres de l’humanité.

Et si j’avais perdu mon père à la Mosquée de Québec? Hey bien, c'est un peu comme si je l’avais perdu… C’est le cas de 17 enfants le 29 janvier 2017.



Malgré cette triste et importante commémoration de l'événement, je ne peux que constater à quel point ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise. Comment est-ce possible? Après le drame, pensons à toutes les personnes qui se sont unies sur la place publique, tous les citoyens qui se sont mobilisés pour démontrer leur soutien aux familles et aux proches des victimes directes. Pensons à toutes les initiatives qui ont été créées pour diminuer la haine et les préjugés, pour soutenir la communauté, pour travailler à l’avenir d’un monde plus équitable et juste où il fait bon de vivre, ensemble.



C’est donc dans l’ambivalence de mon humanité, qui porte la connaissance du bien et du mal, que je souhaite voir et vivre cette solidarité humaine quotidiennement. Choisissons là! Je reste convaincue, comme Saint-Paul le disait, que Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la foi, l’espérance et la charité ; [tout en sachant que…] la plus grande des trois, c’est la charité (1 Corinthiens 13, 13). N'ayons pas peur de tendre la main et d'ouvrir notre coeur à notre voisin, notre frère, notre soeur, notre concitoyen.


Salutations sincères,


Leslie-Ann

Featured Posts
Posts à venir
Tenez-vous à jour...
Archive
Follow Me
  • Grey Facebook Icon
  • Grey Twitter Icon
  • Grey Pinterest Icon
  • Grey Instagram Icon