Qu’est-ce que ça donne de prier ?
- letisonnier
- 18 oct.
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Évangile du dimanche 19 octobre (Luc 18, 1-8)
C’est une question que l’on entend souvent. Elle surgit dans nos conversations, dans nos silences, dans nos découragements. Elle est légitime, surtout lorsque nos prières semblent rester sans réponse. Alors, parfois, on abandonne la pratique. On se tait. On se replie.
Mais dans l’Évangile de Luc, Jésus nous exhorte à crier vers Dieu nuit et jour. Oui, à crier sans cesse.
Ce cri, au-delà de tout résultat espéré, est un acte de foi. On crie parce qu’on croit qu’il y a quelqu’un à l’autre bout. On ne crie pas dans le vide, on ne crie pas dans le désert. On crie vers un Autre, même lorsqu’on est seul dans une pièce. On crie dans l’espoir d’être entendu, d’être rejoint, d’être secouru.
Prier, c’est reconnaître que nous ne sommes pas autosuffisants. C’est dire : « Je ne peux rien par moi-même. » C’est un geste d’humilité, un souffle de vie, une ouverture à la relation. Crier nous fait vivre. C’est le signe que nous sommes encore en lien, encore en attente, encore en espérance.
Mais lorsque nous cessons de crier, nous risquons de croire que nous pouvons tout par nous-mêmes. Et alors, nous nous coupons des autres, nous nous isolons, nous nous gonflons de solitude… jusqu’à l’éclatement.
À son retour, le Fils de l’homme trouvera-t-il encore des cris ? Des prières ? De la foi sur la terre ?
Prière
Seigneur, en ce monde que j’habite, donne-moi la grâce de me tourner vers toi, de crier vers toi sans relâche, et de me nourrir de l’aide de mes proches. Amen.
Gaston Mumbere, coordonnateur du Tisonnier de Québec







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